Les métiers du paysage : Bon plan de carrière
Le secteur du paysage est fortement employeur de main-d’oeuvre (plus de 15 000 emplois, solde net, ont ainsi été créés au cours de ces trois dernières années) et propose des métiers variés et évolutifs.
Cette bonne santé est-elle de nature à attirer l’attention des jeunes et susciter des vocations ? Le nombre d’élèves de la filière paysage a certes considérablement augmenté, mais les formations restent trop souvent méconnues des jeunes et de leurs parents et relativement inadaptées aux réalités de la profession. Acteur majeur de la formation, l’Unep entend donc y remédier et promouvoir toujours plus les métiers du paysage auprès des jeunes.
Des formations initiales pour une entrée rapide et durable dans la vie active

Différentes formations préparent aux métiers du paysage, sanctionnées par un diplôme permettant soit l’entrée directe dans la vie active, soit la poursuite d’études professionnelles.
Elles sont dispensées majoritairement dans des établissements d’enseignement agricole publics ou privés sous contrat dépendant du Ministère de l’Agriculture. Ces formations peuvent également être suivies par apprentissage, la « voie royale » pour une insertion professionnelle garantie. Après l’obtention de chacun de ses diplômes, le jeune peut décider de s’insérer dans la vie active, ou bien de poursuivre ses études pour obtenir un niveau supérieur, ceci jusqu’au niveau ingénieur.
Des formations à la carte ; depuis le CAP jusqu’au diplôme d’ingénieur
La filière Travaux Paysagers permet aux jeunes de suivre des formations plus ou moins longues, mais ayant toutes pour objectif de les préparer au mieux à l’entrée dans la vie professionnelle. Depuis le Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole (CAPA), préparé en 2 ans après une 3ème, jusqu’aux diplômes d’Ingénieur de niveau bac + 5, tous les niveaux de qualification sont envisageables dans la spécialité « travaux paysagers » ou « aménagements paysagers » : BEPA, Bac Pro, BTS, licences professionnelles et ingénieur.

Le CAPA Travaux Paysagers (niveau V) Le Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole se prépare en deux ans, après une classe de 3ème de collège, technologique, d’insertion professionnelle SEGPA (Sections d’Enseignements Généraux et Professionnels Adaptés), ou préparatoire, une classe préparatoire à l’apprentissage (CPA) ou une classe d’initiation pré-professionnelle par alternance (CLIPA). Il a pour objectif de former des employés ou des jardiniers paysagistes qualifiés, qui s’inséreront rapidement dans la vie active. Il peut également permettre de poursuivre en BEPA ou en Bac Professionnel.
Le BEPA Travaux Paysagers (niveau V) Le Brevet d’Etudes Professionnelles Agricoles peut se préparer après une classe de 3ème, un CAP ou un CAPA. La formation dure deux ans et constitue le prérequis pour préparer le baccalauréat professionnel.
Le Baccalauréat professionnel Travaux Paysagers (niveau IV) Le Baccalauréat professionnel est accessible aux candidats titulaires du BEPA ou du CAPA ou après une seconde générale. Il vise à former des ouvriers ou des employés hautement qualifiés. Seize semaines de stages obligatoires sont intégrées au cursus afin de permettre au candidat d’approfondir sa connaissance du milieu professionnel. Le Bac professionnel atteste d’une qualification professionnelle, son objectif est l’insertion dans la vie active. Mais il est possible d’opter ensuite pour un Certificat de spécialisation ou un titre homologué, et pour les candidats justifiant d’un très bon dossier scolaire, d’accéder à un Brevet de Technicien Supérieur Agricole (BTSA). Une évolution de ces deux diplômes est à prévoir en 2009 vers un Bac Pro en 3 ans avec possibilité d’obtenir le diplôme de BEPA à l’issue de la 2ème année.
Le BTSA Aménagements Paysagers (niveau III) Le Brevet de Technicien Supérieur Agricole prépare à prendre la responsabilité d’une entreprise ou à exercer une fonction de technicien supérieur salarié. Pour accéder à cette formation, le candidat doit remplir un dossier de demande d’admission, à retirer auprès du LEGTA du département ou au Service régional de la formation et du développement (SRFD). Ce dossier sera étudié par une commission nationale de recrutement. Le BTSA atteste d’une qualification professionnelle et vise l’insertion dans la vie active. La poursuite d’études reste possible, soit en préparant un certificat de spécialisation, soit un second BTSA en un an, pour acquérir une compétence complémentaire. Le candidat peut aussi s’engager vers l’obtention d’une licence professionnelle ou encore se présenter aux écoles d’ingénieurs.
La Licence professionnelle (niveau II) La licence professionnelle est ouverte aux titulaires d’un BTSA (ou autre Bac +2) ou par validation d’acquis professionnels. Elle se prépare en un an, en formation initiale ou en formation continue.
Les écoles d’ingénieurs (niveau I)
Il existe une école d’ingénieurs spécifique de la réalisation des aménagements paysagers :
l’ITIAPE :
(Ecole d’ingénieurs en aménagement paysager de l’espace, Lille et Antibes), créée par l’Unep, et
ouverte au titulaire d’un BTS ou d’un DUT, sur concours.
La durée de la formation est de trois ans et se fait par apprentissage.
L’INH (Institut National de l’Horticulture et du Paysage) comprend 2 écoles d’ingénieurs :
- l’ENIHP (Ecole Nationale d’Ingénieurs de l’Horticulture et du Paysage, Angers, cursus en 5 ans après le Bac)
- l’ENSHAP (Ecole Nationale Supérieure d’Horticulture et d’Aménagement du Paysage ; accessible sur concours, après une classe préparatoire ou un premier cycle universitaire).
Il existe également des écoles spécifiques de la conception paysagère :
l’ESAJ (Ecole supérieure
d’architecture des Jardins, Paris) accessible après le bac et 4 écoles supérieures, accessibles sur
concours, après une classe préparatoire ou un 1er cycle universitaire :
l’ENSP (Ecole nationale supérieure du Paysage, Versailles)
l’ENSNP (Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage, Blois)
l’EAPB (Ecole d’Architecture et du Paysage de Bordeaux)
l’EAPL (Ecole d’Architecture et de Paysage de Lille)
Des formations complémentaires pour une spécialisation poussée
Le Certificat de spécialisation Le Certificat de spécialisation sanctionne un complément spécifique de formation et prépare à un profil particulier d’emploi. Il peut se préparer par la voie de l’apprentissage ou par celle de la formation professionnelle continue. En fonction du profil souhaité, le certificat de spécialisation pourra être accessible après un CAPA / BEPA, un Bac pro ou un BTSA.
Le Titre homologué Après un Bac professionnel, le jeune peut opter pour un titre homologué. Cette homologation est une reconnaissance par l’Etat d’un diplôme ou d’un titre. Elle atteste de l’appréciation de celui-ci sur le marché de l’emploi, en termes de placement des diplômés et de la qualité de la formation.
Des débouchés assurés, quel que soit le niveau de diplôme
Les entrepreneurs du paysage recherchent constamment à recruter tant des ouvriers spécialisés que du personnel d’encadrement. Leur exigence première : des professionnels qualifiés et immédiatement opérationnels.
Quels niveaux de salaires ?
Les salaires bruts mensuels moyens du secteur du paysage sont de 17 % supérieurs aux minima fixés par les conventions collectives et se situent dans les fourchettes suivantes :
Ouvrier paysagiste 1 250 à 1 700 €
Conducteur de travaux et cadres 2 500 à 4 150 €

